REFUS DE SOINS AUX PLUS PAUVRES

Publié le par du collectif

A Paris, un professionnel de santé sur quatre refuse de soigner les patients les plus défavorisés


Mise en ligne : 1er juillet 2009


Un tiers des dentistes (31,6 %) et près d’un médecin généraliste sur cinq (19,4 %), à Paris refusent de soigner les patients les plus pauvres, d’après une étude [1] publiée par le Fonds de financement de la Couverture maladie universelle (CMU).

Les gynécologues médicaux et les ophtalmologues sont les plus concernés à hauteur de 38 % et 28 %.
Seuls les radiologues se distinguent de leurs confrères, avec un taux 5% de refus.
Les professionnels évoquent leur refus par la lourdeur administrative qu’impose la prise en charge des patients CMU : ceux-ci ne payant pas leur consultation, le remboursement du médecin s’effectue par l’assurance-maladie, ce qui peut prendre du temps si le praticien n’est pas informatisé.

Ce sont les médecins pratiquant les dépassements d’honoraires (secteur 2) - ils sont 58% à Paris - qui refusent le plus souvent les bénéficiaires de la CMU. "Dans bien des cas, les refus ne sont pas opposés à une catégorie de patients mais bien à leur capacité à payer des dépassements d’honoraires ou une prothèse aux tarifs pratiqués par les dentistes", soulignent les auteurs de l’étude.
Le site de la CMU www.cmu.fr

 


[1] L’enquête a été effectuée à Paris fin 2008-début 2009. Elle a été réalisée par testing auprès d’un échantillon de 900 dentistes, médecins généralistes et spécialistes.
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Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité

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