COMPTE-RENDU DE LA REUNION DU COLLECTIF NATIONAL CONTRE LES FRANCHISES, POUR L’ACCES AUX SOINS PARTOUT ET POUR TOUS ET POUR UNE SECURITE SOCIALE SOLIDAIRE
SAMEDI 19 SEPTEMBRE, BOURSE DU TRAVAIL
17 organisations étaient représentées à cette réunion, 2 excusées
Après un rapide rappel des luttes menées avant l’été contre la loi HPST, en soulignant que le temps nous aura manqué pour faire mieux (la mobilisation ayant pris une dimension importante trop tardivement), il a été fait état de l’ensemble des chantiers ouverts ou qui vont s’ouvrir : du trou de la sécu au PLFSS, en passant par toutes les réformes comme ce qui a trait à la santé mentale et à la psychiatrie, le 5ème risque de personnes âgées, la convention médicale libérale et les CAPI, les menaces sur le Planning, la remise en cause des CRES, l’annonce des IUH, …
Il a été évoqué les mobilisations nombreuses autour des fermetures d’hôpitaux ou de services dans toute la France et notamment dans le Vaucluse sinistré ou à Tarbes, pour ne prendre que ces seuls exemples. Il a été fait état de la carte des services publics démantelés et dans le même temps évoqué l’idée de faire en parallèle celle du secteur privé qui s’étend.
La rentrée en Ile de France a été marquée par la qualité et l’écoute dans tous les débats santé qui se sont tenus sur la Fête de l’Humanité, les très nombreux contacts et échanges sur le stand tenu par les collectifs (près de 1500 signatures recueillies sur la pétition du MDHP), le fort rassemblement du 94 qui a secoué Sarkozy lors de sa venue à P.Brousse, l’accueil sur la manif des salariés en lutte du privé à un tract santé distribué par Sud.
La discussion a rapidement évoqué la Grippe A (H1N1) et ses conséquences au regard de la situation créée par la politique du Gouvernement. Si personne n’a écarté l’impact en santé public de ce risque de pandémie devant la virulence de ce virus, c’est pour mieux en mesurer les risques pour la population car, il faut le dire, l’Hôpital ne pourra répondre à tous les besoins, et les cabinets libéraux ne seraient suffire pour compenser ce manque en matière d’offre de soins.
A partir de la situation créée par la grippe A, il est possible de tirer les fils et d’aborder toutes les questions de santé en choisissant quelques axes dont la désorganisation du système de santé aggravée par la mise en application de la loi HPST et les inégalités face à la maladie.
Nous devons donc rapidement dénoncer la désorganisation de l’hôpital public, de ses services d’urgence comme à Léopold Bellan (P 14ème), les fermetures de service , la fermeture de lits et de postes, la régression de la solidarité dans l’accès aux soins, … qui va, si pandémie il y a, fragiliser voire entrainer des décès parmi une frange non négligeable de toute une population vulnérable. La grippe H1N1 étant un véritable analyseur social de la politique gouvernementale.
Du débat, une première proposition, celle d’envoyer un courrier à tous les parlementaires et partis politiques pour alerter sur cette situation, les conséquences sur celles et ceux qui seront exclus du dispositif gouvernemental faute de moyens. Une note de Didier Ménard sur la Grippe A a été actée.
Et pour répondre aux besoins, il est proposé de demander l’arrêt des restructurations et fermetures de lits et de services ainsi que la réquisition des lits du secteur privé avec une prise en charge conventionnelle pour tous à 100%.
IL nous faut aider à vaincre l’isolement, la résignation, … un certain état de pesanteur qui fait oublier que c’est collectivement qu’il faut réagir. Notre mot d’ordre doit être « ne pas rester seul, ne pas rester isoler, dans les quartiers, dans les cités, les petites villes et villages, … pour que chacun revendique, et qu’on organise, le droit à l’accès aux soins pour tous face à ce risque de pandémie ». Ceci d’autant qu’avec l’arrivée des ARS, les services sociaux d’Etat, les DRASS, les DDASS, se désorganisent.
La situation dans le Vaucluse a été citée comme emblématique pour poser les conséquences de la Loi Bachelot, tant la situation est catastrophique.
Le comité 33 a fait part de sa campagne « STOP aux dépassements d’honoraires » qui visent à toucher les gens là où ils sont le plus sensibles. Il souhaite son élargissement à toute la France.
Cette question de la prise en charge renvoi au financement de la sécurité sociale, et la nécessité de revenir sur les moyens qui existent pour répondre tant au trou de la sécu qu’aux besoins d’aujourd’hui comme le financement de l’hôpital. Cela doit nous amène à être offensif dans le débat qui va s’ouvrir autour de la Loi PLFSS, à partir du 7 octobre.
Il nous faut être plus visible, multiplier les débats sur la base d’une plateforme, en attendant d’éventuel Etats généraux de la Santé Solidaire.
Il nous faut une expression qui parte peut-être de « l’autopsie » de la situation du Vaucluse pour dénoncer cette désorganisation et revendiquer le droit à la santé et à l’accès aux soins en lançant un appel à la Solidarité, à la défense du service public.
Partant de ce constat, de cette analyse de la situation et des propositions avancées par les uns et les autres, il a été retenu :
De sortir un appel, une interpellation, qui partirait de la Grippe, prenant les axes principaux cités plus haut, pour arriver au PLFSS (Didier Menard travaille sur un texte sur la grippe)
Il est proposé d’interpeller les CHSCT des hôpitaux et les Préfets sur la capacité à répondre à une pandémie de Grippe et en même temps travailler à organiser la réaction locale, la convergence avec d’autres collectifs du mouvement social associatif, les cabinets libéraux, les syndicats hospitaliers, les centres de santé, …
Travailler à une plateforme commune sur quelques points précis qui permettrait de refédérer les organisations partie-prenantes du collectif national et pourrait nous être utile pour des débats décentralisés et pluriels dans toute la France.
D’élaborer un questionnaire en vue des régionales
De poursuivre la réflexion sur d’éventuels états généraux en lien avec les initiatives similaires déjà prévues
De dynamiser notre collectif en relançant les absents, en élargissant et en améliorant nos pratiques. Pour autant un consensus s’est dégagé pour ne pas avoir d’organisation formelle, ni une trésorerie permanente en insistant sur l’importance de mutualiser nos moyens.
La question du nom du collectif a été évoqué (trop long…). Il s’est dégagé l’idée que le nom importait moins que le contenu et que par ailleurs le collectif avait acquis, même si insuffisante, une lisibilité qu’il fallait préserver.
Sur le fonctionnement, il a été retenu l’idée de réunions de l’ensemble des composantes du collectif plus régulières ; entre deux, collectif d’animation ou groupe de travail qui resterait en permanence ouvert à tous (réunions annoncées sur la liste Franchises et/ou échanges mails), avec retour sur la liste franchises (dates de réunion, comptes-rendus, communiqués finalisés…).
De donner plus de visibilité à notre travail collectif, au travers d’une communication plus adaptée : logo, blog, facebook, adresse email, communiqué, …
En termes de calendrier nous avons retenus les dates :
du 10 octobre avec la manif des sans-papiers et la Journée mondiale de la santé mentale,
Du 17 octobre, la manif du Collectif national Droits des Femmes, où la santé sera fortement présente
Du 22 octobre, avec une journée nationale d’action, à Paris, pour l’avenir des emplois et de l’industrie.
Une conférence de presse des 3 C, dans la semaine du 12 au 16 octobre sur le PLFSS 2010,
Relancer la pétition lancée par M.Vauzelle
Une rencontre avec Marisol Tourraine, responsable PS aux questions de santé est prévue le jeudi 24 à 9h30 ; y participeront Jean-Claude Chailley, Jean-Pierre Martin et Françoise Nay
Prochaine Réunion du collectif d’animation
Le mardi 6 octobre à 18H30 à la Bourse du Travail
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