tract CGT pour le 14......

Publié le par du collectif

                                                        

                                                       Gap, le 5/5/09

 

 

MARRE DE CE GOUVERNEMENT

QUI SE FOU DES HOSPITALIERS !

 

 

 

Courant Avril, les médecins des établissements privés de santé ont rencontré le président de la république au sujet de la loi HPST. En effet, un nouvel article interdisant des dépassements d’honoraires pour certaines spécialités médicales dans les établissements de santé à but lucratif devait être rajouté à la loi qui sera présentée au sénat aux alentours du  14 Mai. A l’issue de cet entretien, le président a supprimé cet article laissant comme c’est déjà aujourd’hui la liberté des tarifs.

 

NON, la CGT ne veut pas opposer le public au privé MAIS  veut démontrer une fois de plus, ce qu’elle dénonce depuis plusieurs années : la politique menée dans ce pays n’est favorable qu’au patronat et aux actionnaires. Une politique qui n’a que pour but  de désengager l’état de tout service public (cette démarche est déjà bien commencée avec EDF, GDF, France Télécom, la Poste) et aujourd’hui La santé !

 

Ce qui mène l’hôpital à sa perte :

 

  2002 : Mise en place de la T2A (« Plan hôpital 2007 ») obligeant ainsi les hôpitaux à un auto financement (les recettes sont générées par l’activité produite limitant ainsi les dépenses nécessaires aux des besoins de fonctionnement). Si l’activité diminue, l’établissement doit assumer malgré tout ses dépenses tout en assurant ses missions de service public en particulier soigner tous les patients y compris les plus démunis, assurer des spécialités médicales mêmes si non « rentables » etc ... L’établissement est alors déficitaire (exemple : le CHICAS), on met en  place un plan de redressement (appelé plan social dans le privé). La direction affirme qu’il n’y a pas de perte sèche (licenciement de titulaires), MAIS il n’en reste pas moins que des agents contractuels présents depuis plusieurs années dans l’établissement, vont être sans emploi, quant aux départs en retraite, ils ne seront pas remplacés entraînant ainsi des conditions de travail de plus en plus difficiles pour le personnel restant en activité.

 

  2009 : La loi HPST aurait pu être intéressante pour les citoyens : répartir l’offre de soins sur un territoire donné (évitant ainsi des déplacements et des hospitalisations loin du domicile). Mais le contenu (même s’il n’est pas encore validé au sénat) montre plutôt que :

 

                              è Les soins les plus « juteux » seront pour les établissements privés, et les plus coûteux pour les établissements publics.

 

                              è Les futurs directeurs d’établissements n’auront pas obligation d’avoir un cursus de formation issue de l’école nationale de santé publique (cela pourra être par exemple des directeurs issus du commerce, en clair de bons gestionnaires occultant ainsi l’être humain tant pour le personnel que pour les patients…).

 

                              è Les nouveaux médecins du public seront des contractuels avec un salaire fixe et une part supplémentaire (pouvant aller jusqu’à 40% en plus du salaire)  leur sera donnée s’ils atteignent les objectifs d’activité fixés par le directeur de l’établissement. Ainsi, le personnel subira une pression des médecins afin de travailler vite (pas forcément bien), source de danger pour la sécurité du personnel est des patients. Une prime au mérite pour les médecins, des sanctions pour le personnel. Quant au »travailler plus pour gagner plus », cela ne s’attribue pas au personnel.

 

                              è Les créations de groupements sur le territoire (Communauté Hospitalière de Territoire ou Groupement de Coopération Sanitaire) vont se partager les spécialités en fonction de leur savoir faire. Un grand danger pour le statut du fonctionnaire. En effet, un titulaire pourra (par obligation ou pas on ne sait pas encore) aller travailler dans un établissement privé parce que formé dans une spécialité. L’agent aura donc un contrat de droit privé (détachement du public). L’avancement de carrière du fonctionnaire sera-t-il bloqué ?. De quel régime relèvera le personnel pour la retraite s’il a passé plus de sa carrière dans ces groupements que dans un établissement public de santé ?

 

            Bien d’autres articles dans cette loi font que la CGT la rejette en bloc. Elle maintient que celle-ci est inamendable !. Une réforme hospitalière est certes nécessaires mais avec une réelle équité et discussion avec les partenaires sociaux. 

 

 

Les représentants CGT sont à votre disposition à la permanence syndicale si vous souhaitez plus d’information sur le contenu de cette loi !

   

ENSEMBLE BATTONS NOUS CONTRE CETTE REFORME !

 

CONTRE LA PRIVATISATION DES HOPITAUX !

 

POUR LA DIGNITE DE NOTRE TRAVAIL !

 

 

        GREVE INTERSYNDICALE NATIONALE
LE 14 MAI PROCHAIN

(discussion de la loi au sénat).

 

 

NOUS VOUS INFORMERONS DES ACTIONS MENEES

DANS LE DEPARTEMENT PROCHAINEMENT

 

ESPERANT QUE VOUS SEREZ NOMBREUX !

 

 

 

 

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