UN POINT SUR LA FERMETURE DE LA RADIOTHERAPIE

Publié le par du collectif

FERMETURE DE LA RADIOTHERAPIE

 

GAP LE 14 AVRIL 2009

 

L’arrêt de l’activité de radiothérapie médicale sur Gap, un vrai problème de santé publique pour tout le département.

Les patients hauts alpins, devant recevoir un traitement médical par radiothérapie, doivent depuis février 2009, supporter 2 à 5 h de trajet par jour, selon leur localisation dans le département, pour se rendre dans les centres susceptibles de les traiter soit Marseille, Aix en Provence ou Grenoble.

Pour les mieux portants, cela aggrave les conséquences psychologiques de la maladie.

Rappelons que les patients recevant ce type de traitement et habitant à proximité d’un centre de radiothérapie, peuvent retrouver une vie sociale, familiale, voire professionnelle normale.

Pour les personnes âgées ou fragilisées, la durée des transports augmente les douleurs et la fatigue induites par la maladie.

Enfin, pour les plus démunis nécessitant une hospitalisation, les retards ou refus de soins sont réels.

En effet l’établissement de santé qui les prend en charge, a également la charge financière, ils deviennent des patients " non rentables " , la bête noire des hôpitaux soumis à la T2A.

A ce jour, au moins 4 patients hospitalisés et devant recevoir par radiothérapie, ont eu des retards de soins et se sont vus hospitalisés dans des établissements de santé, loin de leur domicile mais à proximité de leur lieu de traitement.

Une patiente a refusé l’idée de faire tant de transports journaliers et donc son traitement par radiothérapie.

Au moins 58 patients du département ont été adressés vers les centres d’Aix, Marseille ou Grenoble avec quelquefois des problèmes :

                 - de prise en charge des transports par la CPAM ;

                 - de soins dans certains centres qui sont surchargés.

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