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Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /Jan /2010 07:32

012

mobilisation-21-janvier-2010 mobilisation-21-janvier-2010

GAP

Le petit groupe de 40 manifestants à 10 heures devant la cité Desmichels s'est bien étoffé au terme de la matinée d'hier, avec 210 personnes bloquant le rond-point du Cèdre pendant environ une heure à l'appel de la CGT, FSU et Solidaires. Les manifestants avaient formé deux groupes : l'un composé d'enseignants devant l'inspection académique, l'autre composé de fonctionnaires de tous horizons devant Desmichels. Avec comme point de ralliement le rond-point du Cèdre avant de terminer devant le conseil général.

Les salaires, la retraite,

la RGPP, la réforme des collectivités, la suppression

de la taxe professionnelle...

Leurs revendications concernaient « les suppressions d'emplois dans la fonction publique, les salaires qui n'augmentent pas, la question de la réorganisation des services qui a abouti à la disparition de services départementaux », résume le secrétaire départemental de la CGT, Philippe Cottet. Postiers, enseignants, cheminots, personnel hospitalier, du Trésor et des Impôts étaient là. Tout comme les fonctionnaires territoriaux venus « par rapport à la réforme des collectivités et la suppression de la taxe professionnelle. Elle va d'ailleurs être compensée par l'Etat qui va donc avoir la main-mise et imposer sa politique en matière de recrutement aux collectivités territoriales », pense Philippe Cottet. Et la retraite alors ? « Les fonctionnaires risquent de la voir calculée en fonction des 25 dernières années et non plus des six derniers mois, craint le secrétaire départemental. Et on parle aussi de repousser l'âge de la retraite à 62 ans...»

Personnels hospitaliers

et enseignants en force

Valérie Clément (CGT) n'a pas manqué à l'appel pour défendre le Chicas, tracts en mains. « Les soins sont assurés mais les conditions de travail sont mauvaises : on constate d'ailleurs des départs et des dépressions. Soins qui doivent être pratiqués qu'ils soient rentables ou non. On veut du personnel pour faire notre travail en respectant l'écoute du patient et la qualité des soins », martèle-t-elle.

Ils manifestent un verre

à la main et en musique

Plus loin, Emmanuel Maigret (SUD Education/Solidaires) installe ses tracts sur une table devant le rond-point du Cèdre. « On bascule vers un système de classes plus chargées avec une aide personnalisée qui ne concerne que quelques élèves. » Emmanuel Maigret dit aussi militer pour « un droit à la visite médicale du corps enseignant ».

Et pendant ce temps, les autres manifestants installent "leur village" en plantant leurs drapeaux sur le rond-point et en buvant un verre en musique.


Marie-France BATARD
Paru dans l'édition 05A du 22/01/2010 (f7aa5240-06bb-11df-bb6c-db95a4faf1d2)

 

Communes:
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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /Jan /2010 20:47

Communiqué

                Les informations transmises ces derniers jours au sujet de la vaccination contre la grippe H1N1 conduisent, si elles sont avérées, à un constat accablant :

-Achat global de 94 millions de doses de vaccin pour environ 5 millions utilisées à ce jour,

-Absence dans le contrat de clauses permettant d’adapter le volume et l’échelonnement des commandes en fonction des besoins et de le réduire dans l’hypothèse d’une injection unique,

-Résiliation unilatérale, dans l’urgence, de la commande de 50 millions de doses,

-Achat de 33 millions de doses de tamiflu et de 1,5 milliards de masques stériles sans dispositif prévisionnel de diffusion et d’utilisation,

-Organisation rigide et inadaptée des centres de vaccination,

-Réquisitions d’internes mettant ponctuellement en péril le fonctionnement de services hospitaliers, réquisition des élèves IDE au détriment de l’obtention de leur diplôme (stage, problèmes financiers…),

-Absence totale de dialogue avec les professionnels de santé,

-Campagne de communication présentant sans réel fondement scientifique un scénario catastrophe et utilisant la peur comme levier de décision de vaccination,

-Montant initial des achats de 2,2 milliards d’euros et pertes sèches à la charge du contribuable d’ores et déjà estimées entre 800 millions et un milliard d’euros selon les sources, ce qui représente la quasi-totalité des déficits des hôpitaux publics.

 

                Au vu de ces faits, les populations sont conduites à penser que le gouvernement, en particulier les ministres de l'Intérieur et de la Santé, ont, en l’espèce, fait preuve d'incompréhensible précipitation, voire d’incompétence, et pris des décisions visiblement inadaptées sur la base de connaissances incomplètes et d’analyses erronées.

 

                Comment, dans ces conditions, croire à la pertinence de leur politique de restructuration hospitalière quand on constate à ce sujet qu’ils font preuve de la même ignorance des réalités de terrain, du même autisme vis-à-vis des acteurs locaux (les principaux intéressés : usagers, personnels et élus), et du même mépris des conséquences néfastes de ce qu’ils veulent imposer sur l’ensemble du territoire national, tant pour l’accès aux soins que pour la sécurité des prises en charge, les conditions de travail des personnels, l’équilibre financier des hôpitaux ou le développement des territoires concernés ?

 

                Nous demandons au Président de la République de mettre fin à cette dictature technocratique aveugle pour permettre, dans la concertation et le dialogue, l’égalité de droits et de devoirs des citoyens inscrite dans notre constitution et dont il est le garant.

                Nous demandons enfin une vraie politique de santé qui parte des besoins des personnes et des territoires, et qui ne voit plus la santé comme une marchandise et l'hôpital comme une entreprise et donc qui privilégie les services publics, seuls aptes à répondre aux exigences d'égalité et de solidarité. Avant toute énième réforme, il faudrait analyser les dégâts occasionnés par les précédentes, aux dépens d'une santé humaine et égalitaire, et nous exigeons le retrait des aspects les plus néfastes de la politique actuelle, notamment le centralisme autocratique des ARS, la T2A, la loi dite Bachelot, l'autorisation de tout dépassement d'honoraires…

Le Conseil d'Administration de la Coordination - Paris le 20 janvier 2010

 

 

COORDINATION NATIONALE des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité

(fondée à SAINT-AFF
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Mardi 19 janvier 2010 2 19 /01 /Jan /2010 17:45

  D part Zimmerman

Solange Zimmermann sur le départ. La directrice du centre hospitalier intercommunal de Gap/Sisteron était reçue ce matin par Roger Didier. Le maire de Gap lui a remis la médaille d’honneur de la ville. « Nous sommes fiers de votre travail, fiers de notre hôpital », a-t-il souligné. De son côté, le sénateur des Hautes-Alpes Pierre Bernard Raymond, a salué tous les efforts pour la restructuration de l’établissement.

Après 18 ans passés à la tête du CHICAS, Solange Zimmermann prend donc sa retraite.

Le nouveau directeur, Richard Dalmasso, prendra officiellement ses fonctions début février. Il devra notamment mener le dossier de reconstruction de la dernière tranche du plan directeur. Poursuivre le retour à l’équilibre financier et budgétaire de l’établissement. Mais également développer l’activité pour avoir des ressources supplémentaires.

Par ailleurs, une mobilisation est prévue le 26 janvier prochain devant le CHICAS. L’intersyndicale appelle tous les salariés des secteurs santé et médico-social à manifester, notamment contre l’ordre infirmier

 
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Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /Jan /2010 21:10
Invitation
Les États généraux de la santé
dans lesAlpes de Haute-Provence
Mercredi 3 février 2010
De 13h30 à 17h30


Programme des États généraux
Modérateur I François Malabave, journaliste, Directeur de la radio
Fréquence Mistral 04

13h30 I accueil des participants.

14 heures I ouverture des États généraux de la santé par Jean-Louis Bianco, Député, Président du Conseil général des Alpes de Haute-Provence.

14h30 I 1re table ronde sur le thème : “Accès aux soins et proximité de nos territoires ruraux”

Intervenants I Michel Antony : Président de la CoordinationNationale de Défense des Hôpitaux de Proximité et des Maternités,
Olivier Philippe : Médecin Urgentiste à Avignon – Délégué
Régional AMUF (Association des Médecins Urgentistes de France)
Bernard Téper : Président de l'UFAL (Union des Familles Laïques)
Bernard Granger : Psychiatre et Vice-président du MDHP
(Mouvement de Défense de l'Hôpital Public).
15h45 I pause

16 heures I 2e table ronde sur le thème : “Quels outils, structures et moyens humains pour les mettre en oeuvre”

Intervenants I Bernard Defaix : Président de Convergence des services publics
Jean-Philippe Rainard : Chef du service de réanimation de l'Hôpital de Digne
Michèle Bizot-Gastaldi : Médecin généraliste - Conseillère générale déléguée aux personnes agées et aux Personnes Handicapées
Christophe Prudhomme : Médecin Urgentiste – Fédération de la Santé CGT

17h15 I synthèse des débats.
17h30 I clôture.
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Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /Jan /2010 08:39

Long séjour à l'hôpital: les familles montent au créneau

3 contributions

Publié le vendredi 08 janvier 2010 à 11H44

Elles ont rencontré le syndicat FO pour évaluer la suite à donner

Si la directrice du Chicas comptait faire passer la fusion sans effusion, c'est raté. Pour la première fois, les familles se rencontrent et comptent agir.

Si la directrice du Chicas comptait faire passer la fusion sans effusion, c'est raté. Pour la première fois, les familles se rencontrent et comptent agir.

Photo P.L.

La fusion du long séjour et de la maison de retraite de l'hôpital en établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Uhpad) ne passe pas.

Sur la forme, la convocation le 17 décembre dernier de la direction de l'hôpital (le Chicas regroupe Gap et Sisteron) a été conduite avec une brutalité que dénoncent le personnel de l'hôpital comme les familles. Sur le fond, cette fusion s'est soldée par la suppression de postes et l'annonce d'une augmentation des prestations (notre édition du 26 décembre).

D'où l'appel du personnel soignant vers le syndicat professionnel FO qui a rencontré famille et professionnels, hier, afin de mettre à plat les remarques et les besoins de chacun. On remarquera que la précipitation pour organiser cette réunion, du jour pour le lendemain, n'a pas empêché de regrouper une dizaine de familles. Antoine Sanchez, secrétaire FO du Chicas, les a d'emblée rassurés. "La perte de 6 postes comme le remplacement d'aide soignant par des ASH (les "agents de service hospitalier" sont en fait les femmes de ménages) sont intolérables pour le personnel comme pour les familles".

Pour s'en convaincre, le tour de table des revendications des familles est explicite. "Ma mère a 97ans, a gardé toutes ses facultés intellectuelles et porte une prothèse qui la fait souffrir si elle reste immobile, racontait sa fille. La colère lui a permis de conclure: depuis le 1er janvier elle est levée toutes les 30 à 40heures. Je l'ai retrouvée en pleurs, elle se croyait punie de quelque chose, ne mangeait plus, ne regardait plus la télé!" Le personnel baisse les yeux. Son impuissance est comprise par les familles. Une autre personne prend le relais. "Je défis quiconque de pouvoir s'occuper à 2 voire 3 de plus de cinquante pensionnaires!"

Résultat: les familles assurent que plus une seule douche n'a été donnée depuis le début de l'année. Le personnel acquiesce, un résident précise: "seules les toilettes vite faites sont possibles. Parfois, même les goûters sont pris au lit".

La maltraitance est évoquée mais à l'heure où nous écrivons ces lignes nous ne savons pas si l'association Almalpes s'est saisie du dossier. Quoi qu'il en soit, le personnel dénonce un changement radical entre les annonces faites le 23 juin (transformation du long séjour en Uhpad) et celles du 17 décembre (rattachement de la maison de retraite à l'Uhpad). De leur côté les familles ont pris contact avec l'Audahs, le collectif d'usagers et de praticiens créé il y a un an pour enrayer la dégradation de l'hôpital de Sisteron. Elles comptent rencontrer le député maire et le président du Conseil général qui a fixé le montant des prestations.

Par du collectif
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