Rendez vous à 18 H 30 Salle Grenette
mardi 27 AVRIL
Centre social Centre ville
rue Pasteur prolongée
05000 GAP
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A la tête du Chicas, autrement dit le Centre hospitalier intercommunal des Alpes du Sud, depuis un mois, Richard Dalmasso a remplacé Solange Zimmerman en poste depuis 1991. Entretien avec le nouveau directeur des hôpitaux de Gap-Muret et Sisteron.
Richard Dalmasso : « Le déficit financier est de l'ordre de 7,5 millions d'euros. Nous travaillons au retour à l'équilibre d'ici deux ans, pour 2011 ».
« Des facteurs internes peuvent expliquer ce déséquilibre financier. Nous avons constaté une baisse d'activités, surtout dans le secteur médical, de l'ordre de 8 %. Baisse dont nous recherchons les causes exactes. Certes il y a eu pendant quelques mois la fermeture du service de radiothérapie, mais cela n'explique pas tout. Nous avons également une augmentation des charges avec la hausse des coûts des médicaments.
Pour les facteurs externes, la situation géographique du site de Gap -au Nord de la région- nécessite que l'on maintienne des activités de pointe comme la réanimation, les soins intensifs en
cardiologie par exemple. Ce
sont des activités coûteuses où l'on n'a pas toujours le retour financier. De même avec le fait d'avoir deux services d'urgences, deux Smur (l'un sur le site de Gap, l'autre à
Sisteron), cela augmente les coûts. Cette situation explique l'arrivée de l'aide financière exceptionnelle de l'ARH (Agence régionale d'hospitalisation) de 3 millions d'euros en ce début d'année.
Mais cette aide n'est pas reconductible ».
« Chacun doit bien avoir en tête que le retour à l'équilibre financier conditionne nos projets de développement. Avec les responsables des pôles médicaux, nous travaillons actuellement sur ce plan de retour à l'équilibre. Nous allons le présenter aux instances en avril prochain. L'hôpital est payé à l'activité. Parmi les pistes, nous allons coder plus finement l'activité. Par exemple veiller à ce que toutes les analyses, les radios, les interventions de médecins soient toutes bien facturées. Autre piste : relancer l'activité, par exemple voir ce que les autres ne font pas et ce que nous pourrions proposer.
Sur les dépenses, nous devons mieux maîtriser les dépenses de médicaments et le secteur du personnel ».
« J'ai prévu une réduction du personnel. Je sais que ce sera douloureux. Mais dès que nous aurons atteint ce retour à l'équilibre, s'il y a reprise de l'activité, nous proposerons un "retour sur sacrifice" en replaçant des effectifs là où ils sont utiles. Je ne vise qu'un retour à l'équilibre financier dans un hôpital public qui a des missions de services publics à remplir. Mon objectif n'étant pas de faire des bénéfices, mais de veiller à ce que les deniers publics soient bien utilisés ».
« C'est une enveloppe de 70 millions qui est programmée. Avec une aide du gouvernement, dans le cadre du plan Hôpital 2012, de 40 millions d'euros. Arriver à obtenir un financement de 50 % est rare. C'est dû au gros travail de Mme Zimmerman qui m'a précédé.
Concrètement, nous aurons tout d'abord le rapatriement du secteur gérontologie de l'Adret, avec la construction d'un nouveau bâtiment de 150 lits. Sera construit un bâtiment de chirurgie de 112 lits (l'ancien sera démoli). Le bâtiment de radiothérapie va être agrandi avec l'arrivée de la médecine nucléaire et de la scintigraphie. Enfin un nouveau bâtiment dédié à la dialyse sera édifié. Début des travaux : fin 2010. Fin du chantier : 2015 ».
« Oui, puisque nous avons maintenant deux radiothérapeutes et deux radiophysiciens pour faire fonctionner normalement le service. Nous attendons même un deuxième accélérateur de particules. D'une façon générale, nous devons arriver à couvrir toute la filière cancer, depuis le dépistage jusqu'aux traitements. Ceci afin d'offrir un vrai service de proximité ».
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Richard Dalmasso, nouveau directeur du Chicas (Centre hospitalier intercommunal des Alpes du Sud), s'exprime sur l'avenir de l'hôpital de Sisteron.
« Tout d'abord je veux dire que la fusion en 2006 des sites de Gap et Sisteron fonctionne comme un contrat de mariage. Cette fusion a été une chance car elle fournit un bassin de population important. Quant à l'avenir de l'hôpital sisteronnais, il est bon. Il n'y a pas matière à s'alarmer. Au contraire. L'hôpital de Sisteron a toute sa place, avec son équipe de base d'une dizaine de médecins spécialisés auxquels s'ajoutent des spécialistes de Gap quand il y a besoin. D'ailleurs, j'ai l'intention de me rendre sur le site de Sisteron une fois par semaine au moins. Cependant, il faut bien admettre que l'on ne peut pas tout faire partout. Par exemple, il n'y a plus de chirurgie sur Sisteron ».
« Nous enregistrons 15 000 passages par an aux Urgences de Sisteron. Ce service devrait se développer. Il y aura toujours les services de biologie et d'imagerie. Un scanner devrait être installé
au plus tard en 2011. Nous avons
besoin d'effectuer quelques travaux, de l'ordre de 300 000 €, pour accueillir l'appareil ».
« Je souhaite qu'il y ait maintien de l'activité d'endoscopie, des spécialités comme la cardiologie, la pneumologie (un nouveau médecin-pneumologue arrive en avril), l'endocrinologie. Je souhaite également voir se développer les soins de suite et réadaptation en hôpital de jour. Bien sûr l'important secteur des personnes âgées sera maintenu et développé ».
« Oui. Outre l'arrivée d'un scanner, celui de la création d'une unité d'hébergement renforcé qui pourrait ouvrir au plus tard en 2011. Cette unité pourra accueillir des personnes désorientées, type Alzheimer ».